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Nettoie tout, du sol au littoral
L’époque ou l’on mélangeait le savon à la cendre pour frotter et frotter est révolue encore que !
Aujourd’hui les produits de synthèse dérivés du pétrole remplissent les armoires des ménagères. Des produits toujours plus nombreux, prometteurs et sophistiqués s’invitent à la maison. Nous en sommes quasiment à chaque tâche son produit de nettoyage. Ils sont consommés à raison de 15 kilos l’an par habitant.
Du coton aux tissus synthétiques actuels, du plancher en bois au linoléum, les détergents se sont adaptés aux innovations technologiques a fil des révolutions sociales également.
Après guerre on a vu apparaître les premières machines à laver.. et dans la société on a eu de plus en plus besoin de gagner en efficacité et de gagner en temps.
La femme a commencé à travailler, à être indépendante avec de moins en moins de temps pour s'occuper de son ménage d'où le besoin d'avoir des produits de plus en plus efficaces, de plus en plus rapidement. L'huile de coude a ainsi été remplacée par des produits censés être toujours plus puissants mais pas seulement…
Pastilles de lessive, lingettes jetables... Au fil des années, les industriels n'ont cessé d'inventer de nouveaux gadgets pour satisfaire de nouveaux besoins.
On est passé d'une volonté d'avoir un linge propre, à une volonté d'avoir un linge doux, ensuite une volonté d'hygiène et maintenant de plus en plus une volonté écologique. Donc en fait les produits n'ont fait que suivre les demandes de la société et des consommateurs.
Un consommateur qui veut des produits polyvalents, qui désinfectent, récurent, parfument... tout en préservant bien sûr l'environnement. Une schizophrénie qui force les industriels à revoir leurs formules et rajouter toujours plus d'ingrédients de synthèse dont on ignore là encore les effets synergétiques.
On peut parler de surenchère. Aujourd'hui, on est face à une multitude de produits qui ont des actions soit très spécialisées, soit très larges. Ce qui va nécessiter d'avoir des formulations plus complexes et adaptées justement à ce critère polyvalent.
De savants cocktails chimiques se cachent souvent derrière des habits verts, des odeurs de citron et de pin très synthétiques. Reste que le durable devient une vraie tendance ce sont les détergents biodégradables et les lessives basse température qui progressent le plus.
Et si on testait
Un laboratoire a évalué les performances des sprays-nettoyants de grandes marques pour la cuisine, à commencer par leur efficacité et leur pouvoir dégraissant. Après tout, c'est la première qualité qu'on demande à ces produits n’est ce pas.
Les experts ont fait sécher une salissure grasse sur une plaque en inox.
Ce support sale a ensuite été plongé une minute dans un bain agitateur contenant le produit détergent pur.
Après rinçage et séchage, on a mesuré la quantité de salissure éliminée pour chaque produit.
Deuxième test Le critère esthétique : le consommateur retrouve-t-il l'éclat initial
de sa cuisine ? Pour le vérifier, des experts ont évalué les traces laissées par le produit après le nettoyage. Ils ont pulvérisé 10 grammes de détergent sur un miroir. Après 3 minutes ce dernier a été rincé puis mis à sécher. Les traces ont ensuite été évaluées à l'œil dans une cabine de lumière. Résultat
Sur la dizaine de détergents, on peut voir un niveau correct de dégraissage. Parmi cette dizaine 2 seulement présentent vraiment des performances très satisfaisantes. Certains sont très moyens quant à d'autres, médiocre vis-à-vis des capacités de dégraissage.
Nettoyer c'est bien, mais c'est encore mieux sans risquer sa santé et celle des enfants.
Pour satisfaire leur promesse de propreté, ces produits contiennent toutes sortes de substances plus
ou moins agressives. Preuves en sont les différents pictogrammes de mise en garde.
Certains produits sont classés irritant. La mise en garde ne pas respirer les aérosols figure d'ailleurs sur presque tous les produits.
Nous avons donc voulu voir quelles substances se baladaient dans l'air après l'utilisation de ces sprays nettoyants,
en mesurant les composés organiques volatiles (COV).
L'intérêt de l'analyse de COV est de déterminer si oui ou non ces composés détectés et quantifiés peuvent avoir
un effet néfaste sur la santé des consommateurs et si les fabricants de ces produits les mentionnent correctement sur les étiquetages très pauvres
en information.
Les experts ont pulvérisé du détergent dans une micro chambre close en inox.
Ils en ont ensuite extrait l'air, afin d'analyser les composants. Objectif : simuler la quantité d'émissions dans un espace de travail
de 18 mètres cube, une demi-heure après le nettoyage.
Résultat, généralement des seuils minimes de COV et parmi ces composés, aucun ne peut avoir d'effet néfaste sur la santé. A
vec certains par contre ils ont constaté un niveau de substance volatile plus important, dont trois potentiellement irritante.
Cette substance est un éther de glycol, classé irritant pour les yeux et la peau.
Il ne fait pas partie des éthers de glycol pour lesquels un danger majeur a été mis en évidence pourtant. Mais une mise en garde devrait clairement figurer sur l'emballage pourtant.
Ces produits nécessitent tous quand-même certaines précautions.
Dans le cadre des cuisines, ouvrez vos fenêtres, branchez votre ventilation.
Si vous utilisez des produits multi fonctions pour cuisine et salle de bain, ouvrez votre porte et ne restez pas confiné.
C'est la meilleure des solutions et la plus simple.
Comme précisé ces tests ont été pratiqués sur de sproduits de marques connues, nous ne saurions trop
vous recommander de bien lire le peu d'information des étiquètes d’autres produits plus attractifs en terme de prix,
certains sont très toxiques. Nous avons fait procéder des des tests et controles supplémentaires avant de communiquer ce que nous avons relevé!
Micropolluants, la nouvelle menace
Les produits de nettoyage contiennent toujours des dizaines de composés chimiques pas tous
biodégradables. Il y a d'abord les tensioactifs, molécules au pouvoir moussant et dégraissant. Mais aussi des agents alcalins, des solvants, des additifs, des séquestrants, sans compter les parfums. Bref, une véritable soupe chimique qui se retrouve dans les stations d'épuration.
Alors le produit qui est dissous dans l'eau va se retrouver dans les eaux usées que vous voyez circuler dans le bassin et ces eaux vont subir un traitement très grossier à travers les grilles qui et puis plus l'eau va avancer dans les bassins de traitement, plus le traitement va être fin, jusqu'à ce qu'on atteigne le traitement le plus pertinent, c'est celui des micropolluants.
Les micro polluants sont le nouveau cauchemar des stations d'épuration. Microscopiques, longtemps indétectables, ils passent à travers les mailles du filet de nos stations vieillissantes. Le problème, c'est qu'on les trouve dans de nombreux produits de la vie courante :
Essentiellement dans des produits pharmaceutiques, des produits pesticides, des produits chimiques, mais également les produits issus de détergents et de ménage. Ces éléments vont se retrouver dans le milieu naturel, vont avoir un effet certain sur l'ensemble de la chaîne alimentaire, et de fait sur l'homme. Des chercheurs tentent de détecter cela aujourd'hui, de savoir quelles sont ces incidences sur l’homme.
Des études ont déjà montré un impact inquiétant : effet sur la flore et la qualité des réserves d'eau potable, mutations sexuelles de certains poissons. Ce risque est pris fort heureusement pris très au sérieux. Deux essais pilotes sont ici à l'étude : un traitement par l'ozone, l'autre au charbon actif, fonctionnant un peu comme un filtre à café.
Cette expérience a pour objectif de retenir les micro polluants, les capter sur les charbons actifs. Extraire le charbon actif et incinérer par la suite pour l'éliminer définitivement. L'eau sera tout à fait potable à la sortie, comparable à l'eau que nous buvons du robinet.
Il faudrait doubler le rendement d'épuration des micro polluants dans les années à venir. Mais dans cette lutte, la législation une fois encore semble courir après l'industrie.
On dénombre à peu près 4 à 5000 nouveaux produits qui sont produits annuellement par les industries pharmaceutiques ou chimiques. C'est le défi de demain, de savoir comment capter ces produits pour qu'ils n'aient aucune influence sur le milieu naturel.
D'autant qu'on ignore les effets combinés de ces milliers de substances issues de nos détergents, médicaments et pesticides. Or, l'enjeu est de taille il s’agit tout de même de nos réservoirs d'eau potable.
Nos détergents récurent là ils ne sont pas les bienvenus
Vision d'apocalypse, presque lunaire. Une armée d'arbres morts. En Toscane, à l'embouchure de l'Arno, dans le parc naturel San Rossore. Les responsables de cette désolation, ce sont les embruns pollués par les détergents.
A quelques centaines de km de là, en France l'île de Porquerolles sur la côte d'azur. Un paysage de paradis terrestre. Pourtant surprise, la carte postale commence à être rongée par le même mal qu'en Italie. Nombre de pins parasols typiques de la flore provençale sont attaqués par le sel :
Des exemples typiques d'arbres brûlés que d'un seul côté. et directement sous le vent des embruns . Des aiguilles et des branches nécrosées, sous le vent. Des arbres à moitié morts. C'est un arbre dont la moitié de la frondaison a déjà été brûlée par les détergents qui sont contenus dans les embruns, transportés par les embruns. Donc il a 50 % de son potentiel végétal qui est déjà parti. C'est un arbre qui est destiné à régresser et finalement à mourir.
Gérard Monnier est docteur en écologie méditerranéenne et ex-député vert européen. Il étudie depuis longtemps les effets de nos détergents sur la flore littorale. La dégradation des pins dans cette région date des années 60. Elle est tout sauf naturelle. La faute revient aux tensioactifs transportés par les embruns.
Le tensioactif est une molécule qu'on utilise dans les produits détergents pour laver le linge. C'est un décapant en fait et la plante elle s'est adaptée pour résister au sel en se protégeant avec une cuticule de cire, qui donc la protège de la brûlure du sel. Les tensioactifs décapent cette protection et donc exposent les végétaux à la brûlure du sel.
Les eaux usées des villes du littoral rejettent les tensioactifs dans la mer. Des particules ensuite transportées par le vent, qui s'attaquent à la végétation comme le ferait un spray toxique. En gros trois stades de dégradation de la forêt. Une première partie où la strate arbustive a complètement disparu ; une seconde présentant une forêt en régression avec quelques arbres isolés qui sont en train de dépérir. Et derrière, une troisième protégée par le premier écran de forêt. On a une forêt installée depuis très longtemps qui elle est stable, mature et ne mériterait pas de rétrograder s'il n'y avait pas cette attaque d'embruns.
Ce phénomène inquiétant n'est pourtant pas nouveau. Il y a un quart de siècle un reportage du magazine Temps Présent Alerte en Méditerranée pointait du doigt les dégâts liés aux détergents entre Hyères et Toulon. A l'époque, Nombreux scientifiques, tiraient déjà la sonnette d'alarme : En mettant des capteurs le long du littoral, on a pu relever sur des vitres qui avaient été placées et qui font donc effet de capteurs un mélange d'hydrocarbure et de détergent qui sont finalement à la base, à l'origine de la formation d'un véritable décapant.
Uun quart de siècle plus tard le constat est amer : Pour l'instant, sur 5 kilos de lessive vendus, il n'y en a à peu près disons qu'un à peu près satisfaisant. Les 4 kg restant sont des produits de base qui génèrent ce phénomène de dégradation depuis 30 ans.
En 2005 l'Union européenne a revu sa réglementation en matière de biodégradabilité des détergents. Elle est insuffisante et encore trop permissive. Les scientifiques, se sont battus pendant des années pour bannir les détergents d'origine pétrochimiques. La législation aujourd'hui est peu ambitieuse. Elle est en dessous ce qu'il faudrait faire. Il faut quand-même être conscient que ce problème là est un problème facile à régler. Il suffirait de fermer le robinet des détergents synthétiques pour qu'en quelques années on ait vraiment une recolonisation des végétaux. Donc là, on a un moyen très facile d'agir sur la détérioration de l'environnement et le législateur a préféré faire plaisir aux industriels plutôt qu'à la nature, une fois encore et toujours.
Aujourd'hui, cette pollution continue de gagner du terrain. Elle n'épargne pas non plus des lieux protégés comme l'île de Port Cros, premier parc national marin français. Ici, pas de voitures et une nature qui devrait être préservée. Or, on constate les même brûlures et stigmates sur les arbres.
Alors que faire ? Pour notre scientifique, la balle est dans le camp des consommateurs : Les gens qui utilisent tous les jours des produits ont le pouvoir. Aujourd'hui, s'ils veulent faire changer les choses, c'est en changeant de marques et de produits. Que ce soit à travers l'écolabel, qui est un pas en avant dans la bonne direction, ou que ce soit à travers des produits à base végétale, ils auront au moins l'exonération intellectuelle d'avoir participé à ces dégâts.
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Astuces pour nettoyer propre
CITRON POUR RECURER EVIERS ET ROBINETS
Pour l'émail d'un évier et pour enlever le tartre des robinets : saupoudrer de sel un demi-citron. Muni de cet « outil » qui dissout (l'acide du citron) et accroche (grâce aux cristaux de sel) la saleté, frotter en insistant sur les tâches. Laisser le mélange agir quelques instants, puis rincer à l'eau claire.
VINAIGRE BLANC POUR LES VITRES
Mélanger 50% de vinaigre et 50% d'eau puis transvaser dans un vaporisateur et nettoyer les vitres avec une éponge. Inutile de rincer. Essuyer avec un chiffon microfibre ou avec du papier journal froissé.
Le vinaigre blanc peut aussi faire office de liquide rinçage pour lave-vaisselle. A utiliser simplement à la place du produit habituel.
Le vinaigre blanc un produit magique ! Dégraissant, désodorisant, désinfectant, détartrant, antiseptique, antiparasitaire, antifongique, adoucissant pour linge, ravive les couleurs.
On trouve Le vinaigre blanc dans les supermarchés
BICARBONATE DE SOUDE POUR NETTOYER LE FOUR
Propriétés du bicarbonate : Abrasif, détergent, désinfectant, désodorisant
200 gr bicarbonate de soude
100 gr eau
Mélanger le bicarbonate de soude et le sel et ajouter l'eau progressivement, le poids de l'eau peut varier, au final il faut obtenir une pâte pas trop liquide. Mouillez l'intérieur de votre four avec un vaporisateur ou simplement un chiffon. Prenez ensuite ce mélange bicarbonate de soude, sel et eau et frottez l'intérieur de votre four, vitre y compris si besoin mais n'en mettez pas sur les corps de chauffe. Insistez sur les parties très sales et laissez reposer une nuit. Le lendemain vous avez plusieurs solutions. Soit attaquer avec une spatule, puis une éponge imbibée ou non de vinaigre et finalement un passage avec une microfibre mouillée et le multi-usage, soit directement l'éponge ou si le four n'était pas très sale, la microfibre. Rincez abondamment à l'eau claire et admirez ce four si propre !
On trouve le bicarbonate de soude principalement en droguerie (où il est vendu en grande quantité, à env. 9.50 fr le kg), également mais en petites quantités en pharmacie et en grandes surfaces, au rayon des sucres. Il n'y a qu'une sorte de bicarbonate de soude, quelques soient ses applications (pour lever les pâtes, pour l'hygiène buccale, contre les problèmes gastriques, pour le ménage), c'est le E500.
SAVON VEGETAL MAISON POUR LES SOLS
Produit de nettoyage pour les sols : Mélanger 5dl d'eau, 15 ml de savon végétal râpé (savon noir ou savon de Marseille), 8 ml de vinaigre et 20 gouttes d'huiles essentielles (citron, eucalyptus, lavande, tea tree, cannelle, thym ou girofle) pour le parfum. Bien mélanger pour que le mélange soit homogène et ne s'agglomère pas.
De manière générale, le savon végétal est produit à base d'huiles d'olive, de lin, de noix, mais plus généralement à base de potasse, c'est-à-dire des cendres de bois.
On le trouve dans les drogueries, les pharmacies et ainsi que dans les grandes surfaces. Le choisir avec le moins d'additifs possible.
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