Le bio à
deux vitesses fait son bonhomme de chemin !
L'un des
rois du poulet industriel vient de sortir son poulet bio low cost. Le groupe
Duc est le champion européen de la volaille certifiée.
Comprenez un poulet élevé en batterie,
mais 16 jours de plus qu'un poulet standard, le bas de gamme de la volaille
industrielle. Autre avantage inouï : il partage sa vie avec 17 autres bestioles
au mètre carré au lieu de 22. D'ici à la
fin de l'année, le volailler français a prévu d'exploiter 12 poulaillers,
remplis chacun de 4 800 poulets bio.Une
cinquantaine d'autres devraient voir le jour d'ici trois ans.
Ce que la filière de l'agriculture bio a du mal à avaler,
c'est que lesdites volailles seront abattues à 71 jours, et non à 81 comme
c'est l'usage. La qualité gustative est directement liée à l'âge du poulet : plus il
est abattu tard, plus la chair est ferme et goûteuse, s'agace-t-on à la
Fédération nationale de l'agriculture biologique. Chez Duc on jure au contraire
qu'il ne s'agit pas de faire un poulet bio au rabaiset que, dix jours d'élevage de moins, ça
change que pouic. C'est là qu'on découvre que la réglementation européenne sur
le bio n'impose aucune durée minimale d'élevage pour les aviculteurs qui
travaillent avec des souches dites à croissance lent, type poulet fermier.
En France,
tous les poussins naissent dans des couvoirs industriels. Pour les transformer
en poulets bio, les convertir, on les fait manger bio pendant au moins dix semaines.
En clair, si
vous travaillez avec une souche à croissance prétendument lente, vous pouvez
tranquillement, comme le fait Duc, élever du poulet labellisé bio en 71 jours.
Et le vendre moins cher puisqu'il vous coûte dix jours de moins en nourriture.
Du coup, tout le monde se vole dans les plumes sur la définition de la souche
lente.
En guise de
contre-attaque, la filière traditionnelle vient d'obtenir de l'Institut
national de l'origine et de la qualité qu'un éleveur bio ne puisse pas faire
grossir son poulet de plus de 27 grammes par jour (au lieu de 35 grammes
actuellement).
Si le
nouveau ministre de l'Agriculture confirme et signe l'arrêté, il sera
mathématiquement impossible de faire pousser en moins de 81 jours du poulet
bio, vendu dès qu'il atteint 2,2 kilos. Duc a déjà prévenu qu'il saisirait
Bruxelles.
A force de nous dire que ça fait maigrir, on a fini par le
croire : chaque Français avale 1,3 kilo par an a ananas. Les importations ont
quasiment triplé en dix ans dans toute l'Europe, pour le plus grand bonheur des
supermarchés. C'est d'ailleurs pour faire plaisir à la grande distribution que
la multinationale américaine Del Monté Foods, l'un des plus gros producteurs
mondiaux de fruits, a mis au point le Sweet. Un ananas hybride au goût
ultra-sucré, résistant aux chocs et au passage en chambre frigorifique. Exit le
Cayenne, la variété cultivée en Afrique de l'Ouest. Le Sweet est nettement plus
rentable. Comptez 70 tonnes par hectare, contre 35 pour son cousin africain.
Désormais, le royaume de l'ananas, c'est le Costa Rica, où Del Monte a installé
ses plantations.
Mais le meilleur dans le Sweet, c'est l'éthéphon. Un dérivé
synthétique de l'acétylène. Aspergé quelques jours avant la cueillette, l'acide
chloro-2-éthylphosphonique pénètre dans la plante et migre dans les tissus, où
il est progressivement décomposé en éthylène, qui accélère la coloration des
fruits. En clair, il permet de cueillir les ananas plus tôt, pour qu'ils durent
plus longtemps dans les rayons, tout en faisant croire aux consommateurs qu'ils
sont mûrs à souhait.
Seul pépin : l'éthéphon se retrouve sous forme de résidu sur
les ananas. Que choisir a révélé après analyse que 86 % des
échantillons sont contaminés par des résidus de traitement. Sur 21 ananas
achetés en supermarché, en épicerie ou au marché, deux échantillons sont
carrément dans le rouge, avec des dépôts d'éthéphon qui explosent de deux à
cinq fois la limite maximale, la fameuse LMR. Heureusement pour les producteurs
d'ananas, l'Union européenne a relevé en 2009 le seuil de sécurité de
l'éthéphon. Le consommateur européen a ainsi le droit d'avaler des ananas avec
quatre fois plus d'éthéphon qu'avant...
L'Agence européenne de sécurité des aliments, qui a validé
après coup cette nouvelle LMR, ne voit pas où est le problème. Comme le relève Que
choisir, avec l'ancienne norme, ce n'est pas 10 % des ananas analysés qui
se seraient retrouvés hors des clous, mais un tiers !
Bien sûr, on n'imagine à aucun moment que le lobby des
producteurs d'ananas ait pu influencer le changement de norme. Et puis, on ne
va pas en faire une salade (d'ananas)...
Le jus d'orange et son importante C nous est proposé sous de nombreuses appellations: pur jus, jus de fruit, concentré, nectars et autres frais pressés. Mais est il sain lui ?
Le passage dans le chromatographe est sans appel et révèle dans la grande majorité la présence des ces produits chimiques :
Imazalil
Thiabendazole
Pyrimethanyl
Carbendazim (interdit aux USA)
Très généralement aux normes mais par contre nomlbreux en renferment plusieurs et là comme ailleurs l’on ignore tout des conséquences de ces cocktails.
Lisez, lisez bien vos étiquettes détaillant les ingrédients.
Aberration de notre attrait pour ces fraises commercialement précoces qui nous viennent d’ha de serres plastiques travaillés par une main d’œuvre exploitée dans des conditions ignobles. Puis transportées sur des milliers de kilomètres.
N’oubliez jamais, derrière le bas prix l’on cache une misère humaine. Coté qualitatif des fraises, vous en avez bien plus que vous n’en demandiez, vous vouliez des fraises n’est ce pas eh bien voilà les bonus :
Fongicides:
Bupirimate
Cyprodinil
Penconazole
Trifloxystrobin
Triadimenol
Myclobutanil
Quinoxyfen
Azoxystrobin
Fenpropidin
Spiroxamine
Acaricides:
Clofentezine
Tebufenpyrad
Insecticides:
Chloropyrifos-méthyl
Spinosad
Souffre
Pesticide:
Cyprodinil
Voilà ce que vous ingurgiterez à raison de 2 à 3 produits voire plus selon l’origine… n’est ce pas des fraises que vous achetiez dans votre esprit ?
Tout cela n’a rien de nouveau, existe et dénoncé depuis longtemps par de nombreux articles de presse et reportages mais rien n’y fait. Ces frais ont toujours autant de demande alors le marché sert la demande, c’est son rôle. Ne vous trompez pas de cible. Comme le disait Coluche tant qu’il y a des cons pour acheter…
PS: Nous marchons tout de même sur la tête de nos jours; les enfants qui adorent les fraises sont les premières victimes avec leurs organismes en développement. Ces innocents paieront cher demain et pourtant rien n’interdit, rien ne prévient ! A côté de cela en Mars 2012 à Nevers une mère de famille se voit verbaliser par un fonctionnaire zélé pour le moins pour avoir fait uriner son fis de 6 ans sur la voie publique…
Viande nettoyée à l'acide
Filed under Viandes, Restaurant, Fast-Food, Cantines, Toxicité on 02/05/2012 by Author: Enfant-Durable.
Eh oui, rien n'arrête le progrès, surtout pas l'écœurement vous l'aurez compris
Prenez un morceau de barbaque pas
très net, vaporisez dessus de l'acide lactique, et le voilà nickel. L'acide
lactique, c'est l'éponge magique dont rêve le lobby de la viande. Cela fait
deux ans que l'Union européenne du commerce du bétail et de la viande tente
d'imposer une décontamination microbiennedes carcasses de bovins à l'abattoir avec une
version synthétique de l'acide lactique, cette substance sécrétée par le muscle
quand il manque d'oxygène.
Plus besoin de se fatiguer à
respecter tout au long de la chaîne d'abattage des règles d'hygiène
draconiennes pour éviter que les Escherichia coli et autres cochonneries ne
viennent souiller la viande : il suffit de faire comme Etats-Unis, où l'on se
contente de passer la viande aux antimicrobiens juste avant de l'emballer.
Là-bas, on a par exemple le droit de blanchirles volailles en les trempant dans des bains
d'eau javellisée. Du poulet javelqui, malgré la pression américaine, reste persona
non grataen Europe.
Faute de
pouvoir javelliser, les industriels européens de la viande font le forcing
afin que la Commission européenne autorise l'acide lactique.
Ainsi, il y
a deux semaines, le procédé était au menu des discussions du Comité permanent
de la chaîne alimentaire et de la santé animale, l'antichambre où sont préparés
les textes. En juillet 2011, l'Autorité européenne de sécurité des aliments
avait préparé le terrain en indiquant que ce procédé ne posait aucun
problème de salubrité. Certains membres du Comité ont tout de même refusé
d'avaliser le projet. On sait que la proposition va revenir sur la
table et qu'elle finira par passer grâce au lobbying des industriels, prévient
Olivier Andrault, chargé de missionalimentation à l'UFC-Que choisir.
Le texte a été allégé depuis sa
version initiale. Exit la petite précaution d'emploi qui prévoyait de
n'utiliser l'acide lactique qu'au sortir de l'abattoir.
En clair, quand un bout de barbaque
tombera par terre, on pourra le nettoyer avec de l'acide lactique. Disparues
aussi, les quelques lignes qui interdisaient de substituer l'usage de l'acide
aux bonnes pratiques d'hygiène.
Mais le plus savoureux est qu'il
n'est prévu nulle part d'informer le consommateur que son steak a été récuré à
l'acide lactique.
Une montre que les femmes
enceintes confrontées à certain type de pesticide exposent leurs enfants à des
modifications durables de leur cerveau.
Les résultats d'une étude scientifique mettraient en lumière
les effets nocifs du chlorpyriphos-éthyl, un pesticide largement utilisé dans
les champs et les parcs. Les conclusions scientifiques montrent, en effet, des anormalités
importanteschez vingt enfants âgés de cinq à onze ans
dont les mères ont montré des niveaux élevés de chlorpyriphos-éthyl.
Des anormalités ont également été constatées sur vingt
enfants dont les mères avaient été aussi exposées à ce pesticide mais à des
niveaux moindres.
Si l'on avait trouvé le moindre risque pour les femmes enceintes, ce produit aurait été interdit pour toute la population affirme à propos de l'aspartame, Marc Fantino, professeur de physiologie à Dijon. Les propos sont d'autant plus rassurants qu'ils sont reproduits sous la mention L'avis de l'expert dans un publi rédactionnel de l'Association internationale pour les édulcorants en France.
Une pleine page, intitulée Aspartame : ce qu'il faut savoir, qui a été saupoudrée dans toute la presse magazine.
Une fois encore, pour nous faire avaler que le faux sucre c'est bon et sans danger, on nous sort le scientifique de service.
Ce qui n'est pas précisé, c'est que Marc Fantino est membre du jury du prix Ajinomoto, décerné par le leader mondial de l'aspartame. Et puis, quand on épluche les déclarations de conflit d'intérêts de celui qui jusqu'en octobre 2006 expert de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, on découvre qu'une brochette de géants de l'agroalimentaire a eu recours aux services du professeur de Dijon. De Danone à Nestlé en passant par le Syndicat national des boissons rafraîchissantes, Coca-Cola ou Masterfood, avec en bonne place le vendeur de faux sucre Nutrasweet racheté par Ajinomoto. Questionné sur sa petite caravane publicitaire l'expert, Marc Fantino n'a pas souhaité répondre.
Parmi les faits scientifiquesalignés par le publi rédactionnel pour rétablir la vérité sur l'aspartame, on trouve, par exemple, cette enquête du Crédoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, oui explique que les Français sont de petits consommateurs de produits allégés contenant des édulcorants , sauf que ladite enquête a été financée par Coca-Cola, gros utilisateur de faux sucre dans ses sodas light.
Est également cité le travail d'une chercheuse qui démontre que les édulcorants ne favorisent pas l'addiction au goût sucré. Une scientifique indépendante que épinglée en 2009 lorsqu'elle animait aux Entretiens de Bichat, le raout annuel des médecins généralistes, une table ronde organisée par Coca-Cola sur les bienfaits des boissons light.
Et que dire encore de cette étude selon laquelle l'aspartame peut aider à contrôler son poids, dont on s'aperçoit qu'elle a été financée par Ajinomoto ?
C'est sans doute ce qu'on appelle une vérité allégée...
Un bon coup de fourchette ! On pensait avoir déjà avoir tout vu au rayon des régimes farfelus. Celui qui recommande de se nourrir quasi exclusivement de pamplemousses pendant deux mois et demi parce que ça mange les graisses, le régime Hollywood où l'on n'avale que des fruits exotiques, sans oublier le fameux régime Dukan où l'on a le droit de se goinfrer mais seulement de protéines. Et voilà que débarque la méthode forking. Ou méthode fourchette, en français. Une idée de génie puisque vous n'utilisez au dîner que la fourchette pour manger, du coup vous avalez forcément moins d'aliments.
Ce régime peut faire perdre 1,5 kilo par mois, assure sans rire le nutritionniste Jean-Michel Borys, qui vient de coécrire un livre pour nous convaincre que ne manger qu'avec fourchette est bon pour garder la ligne. Jean-Michel Borys, qui est aussi endocrinologue et diabétologue, a une autre casquette, moins scientifique celle-là.
Il est en effet vice-président de Protéines, l'une des plus grosses agences de communication santé. Laquelle travaille notamment pour Coca-Cola, le lobby du sucre, McDonalds, l'association des industriels de l'agroalimentaire. le syndicat de l'industrie agroalimentaire ou l'Association des entreprises de produits alimentaires élaborés, comprenez les spécialistes des plats déshydratés, en conserve ou surgelé.
Les mauvais esprits pourraient dire que la boucle est bouclée, puisque le nutritionniste soigne la communication d'entreprises méchamment soupçonnées de nourrir l'épidémie d'obésité avec des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés. Je sais que je suis la caution médicale du projet, je l'assume complètement, a expliqué tout guilleret Jean-Michel Borys. Tout aussi goûteux, Ivan Gavriloff, l'inventeur et coauteur de La méthode forking, qui se présente comme expert en innovation participative, a même pensé, un temps, monter dans la Sarthe une usine pour fabriquer des plats cuisinés frais à ne manger qu'à la fourchette uniquement. Neuf recettes étaient prévues vendues entre cinq et six euros la barquette de 300 grammes. Un projet au point mort, pour le moment, faute de capitaux. Le docteur Borys jure, cette fois, qu'il n'est pas dans I ‘aventure.
S’il est de plus en plus courant d’entendre un agriculteur dénoncer sa production hyper shootée en se vantant de ne surtout jamais en manger ça reste toujours ahurissant !
Il est gênant quelque part de produire une alimentation qui tue mais il faut bien rentabiliser son exploitation fait remarquer un autre !..
Une étude de
belle ampleur s’intéresse enfin à l’alimentation dite à tort hard discount. L’Inserm
(l’Institut national de la santé et de
la recherche médicale)
+ 2,2 cm de
tour de taille. C'est la différence moyenne entre un client de hard discountet celui qui a ses habitudes ailleurs !
L’étude a analysé les lieux de courses de 7.100 personnes
qui font leurs achats alimentaires habituels dans 1.097 supermarchés. Indice de
masse corporel des sondés, taux de masse graisseuse, caractéristiques des
magasins (type, taille) et des informations sur le profil socio-économique des
personnes sondées comme le niveau d’instruction ou de revenus, le quartier de
résidence, etc.
Le résultat est sans appel, problèmes de poids trop fréquents.
Si les habitudes des clients de hard discount, l’affichage
de moindre qualité qui ne représente pas la même qualité en repères
nutritionnels qu’ailleurs, ainsi que la différence des modes de consommations
entre les clients des deux types de supermarchés pourraient expliquer la
différence de poids il n’en reste pas moins que le hard discount est au cœur du
résultat. Ces fans ironiquement appelés radins-malins par la grande
distribution les acteurs.
Les radins-malins s’imaginent acheter de mêmes produits à
prix moindre, certains n’hésitent d’ailleurs pas à qualifier d’imbécile ceux
qui achètent ailleurs plus cher !
Discount
signifie, remise. Un produit discounté est donc un produit IDENTIQUE proposé à
moindre prix. Un produit IDENTIQUEest
un produit strictement identique, le même. Fournisseur, ingrédients et sources ainsi
que le packaging. Pour le radin-malin l’erreur
commence là, un pâté est un pâté, un yaourt est un yaourtetc… alors évidement…
Le
radin-malin XL lui,va jusqu’à vous expliquer que ce sont bien les
mêmes produits mais que les marques les camouflent sous d’autres packagings
sinon ils perdraient les imbéciles qui achètent les mêmes produits plus cher ailleurs…
Faut reconnaitre qu’il y en a là-dessous !
En réalité
le hard discount ne propose absolument pas les mêmes produits moins chers, il n’y
a pas de discount il s’agit tout bêtement d’autres produits qui sont eux moins
chers.
Ils ne sont
pas moins chers parce que le hard discount est plus malin mais tout bêtement parce qu’ils
valent moins.
Ils valent moins parce que le contenudes produits est très différent.Les ingrédients, leurs qualitéset origines sont moindres, bien moindres et surtout, surtout substitués des composants essentiels d'aliments
naturels comme le lait, le beurre, la crème, le fromage et la viande et c’est bien là que le bât blesse.
Commercialement il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une
filière à part entière qui à pour objectif unique de proposer une alimentation
à bas prix. A bas prix mais tout en maintenant de confortables marges et pour
ce faire il n’y a pas de miracle; amoindrir
tant que faire ce peut les charges de structures et surtout fabriquer des
produits qui pour reprendre un vieux slogan publicitaire ont l’apparence, ont le
goût mais n’en sont absolument pas.
L’enseigne de commercialisation charge des laboratoires spécialisés pour qu’ils
trouvent comment à l’aide de solutions chimiques imiter au mieux le goût et la
substance de véritables produits de terroir qui ont pignon sur rue et à partir
de là vont charger des industriels de l’agroalimentaire
de les fabriquer au prix le plus bas
possible. Pour ce faire l’industriel va aller chercher les matières premières
nécessaireslà ou il les trouvera au
plus bas prix, très souvent à l’étranger.
Voilà une nouvelle
qui risque de plomber l'ambiance chez les fabricants de confiseries. Selon les
chercheurs de l'Université d'Arizona, dont la trouvaille a été publiée dans la
revue de la société américaine de chimie, les enfants qui se goinfrent de
bonbons, chewing-gums et autres guimauves ne risquent pas seulement d'avoir les
dents gâtées à cause du sucre, ils font aussi le plein de dioxyde de titane, un
additif classé cancérigène possible pour l'homme.
Le Ti02, de son petit nom, est un nano-ingrédient (pour
mémoire, un nano, c'est un millionième de millimètre) dont les industriels de
l'alimentation raffolent parce qu'il permet par exemple aux bonbons d'être
particulièrement chatoyants. Prenez les fameux M&M's. Une fois que vous
avez badigeonné de sucre votre cacahuète grillée, il suffit de l'enrober de
dioxyde de titane pour être certain que le colorant va briller de tous ses
feux, et ne pas baver. Des nanoparticules, on nous en met un peu partout : pour
épaissir le ketchup, blanchir la sauce vinaigrette, éradiquer le grumeau dans
tes préparations industrielles pour desserts...
Le seul souci, c'est qu'on ignore comment elles se
comportent dans notre organisme. Les seules études concernent les ouvriers dont
les poumons se font dézinguer par les nanoparticules qu'ils inhalent dans les
usines.
Il y a deux ans, l'Anses, l'agence nationale de sécurité
sanitaire des aliments, prévenait : Il n'est pas possible d'évaluer l'exposition
du consommateur ni les risques sanitaires liés à l'ingestion de nanoparticules.
Depuis, un groupe de travail d'une
quinzaine d'experts phosphore sur les dangers des nano-ingrédients, avec en
tête de gondole le dioxyde de titane. Résultat en février 2013.
De son côté, l'Europe, après un an de négociations à
couteaux tirés, vient enfin d'adopter une définition officielle du
nano-aliment, laquelle fait la part belle aux industriels. Est considéré comme
un nanomatériautout produit dont au moins 50 % des particules
sont situées entre 1 et 100 nanomètres, ce qui en exclut une palanquée...
Surtout, d'ici à 2013, rien ne les oblige à indiquer sur
l'étiquette la présence d'un nano-ingrédient. Et tant pis si c'était une
promesse du Grenelle 2. Bref, à moins de savoir, par exemple, que derrière le
El 71 se cache le dioxyde de titane, on est bonbon...
Hygiène et restauration
Filed under Restaurant, Fast-Food on 12/04/2012 by Author: Enfant-Durable.
Plus les restaurants servent de plats cuisinés achetés en gros plus les problèmes d'hygiène se multiplient.
C'est paradoxal, plus les restaurants
s'industrialisent, plus ils servent des plats cuisinés achetés en gros,
décongelés vite fait et réchauffés sous vide au bain-marie, plus les problèmes
d'hygiène se multiplient.
Heureusement, les autorités
sanitaires veillent sur les frigos et les friteuses : à partir du 1er octobre,
chaque restaurant devra compter dans ses effectifs au moins
une personne pouvant justifier d'une formation en matière d'hygiène alimentaire.
Bon, les textes ne précisent pas où cette personne travaille, ça peut être le
plongeur, la serveuse ou le cuisinier, mais, comme le dit une formatrice dans L'Auvergnat de Paris, l’hebdo prisé des
restaurateurs et des bistrotiers, il est sous-entendu que la personne formée
devra à son tour former l'équipe et faire appliquer les bonnes pratiques .
Et, les bonnes pratiques, ça ne s'apprend pas sans une bonne formation.
L'affaire prendra quatorze heures.
Attention, ça va être de l'intense !
Apprendre à bien se laver les mains
en sortant des toilettes, lesquelles doivent être, comme les poubelles,
éloignées de la cuisine, ce n'est pas évident. De même que passer de temps à
autre un coup d'éponge, savoir dératiser, maintenir le frigo à la bonne
température, le nettoyer de temps en temps, ne pas porter de tablier trop sale,
toutes ces exigences hygiéniques inouïes, ainsi que les dates de péremption des
produits, les restaurateurs devront désormais en avoir entendu parler. Par
exemple, rappelle Nathalie Melik, chef de service sécurité et loyauté des
produits à la DDPP (Direction départementale de la protection des populations)
de Paris, le lavage et la désinfection des mains sont un point capital, les
lavabos doivent être à commandes non manuelles et le produit bactéricide. (Nous
voilà rassurés ! On plaisante, mais c'est du sérieux.)
Mais encore faut-il que la notion de bactérie soit abordée et expliquée.
Voilà qui va
faire la joie et les bénéfices des formateurs en tout genre, lesquels vont
expliquer à quelque 80 000 employés de restaurant les fondamentaux de
l'hygiène.
Ainsi,
toujours dans L'Auvergnat , Denise
Hannus, directrice de formation externe chez Métro, la société auprès de
laquelle s'approvisionnent nombre de restaurateurs, remarque : Il est
tout aussi important de leur expliquer que les bactéries, dans des conditions
favorables, se divisent en deux toutes les vingt minutes que [leur parler] de
la façon de les combattre.
Mais, pour
s'abstenir d'éternuer dans la mayonnaise ou de cracher dans la soupe, mieux
vaut ne pas attendre de savoir que le nombre de bactéries double toutes les
vingt minutes. Et on ne pourra plus dire que les autorités sanitaires s'en
lavent les mains !
Macdo tele
Filed under Fast-Food on 11/04/2012 by Author: Enfant-Durable.
Mac Donalds lance sa chaine de télé
McDonald's lance sa chaine de télévision Son chargé de communication présentant le contenu indique à propos des informations McDonald's que diffusera la chaine que cela donnera une chance aux consommateurs de se rapprocher de la marque… c’est pas beau ça !
Subway
Filed under Fast-Food on 11/04/2012 by Author: Enfant-Durable.
La journaliste Colette Roos a testé Subway pour voir, voici ce qu'elle en dit:
La journaliste Colette Roos a testé Subway pour voir, voici ce qu'elle en dit:
Subway a dépassé McDonald's en nombre de points de vente dans le monde, et cette nouvelle d'un rééquilibrage géostratégique majeur n'a pas pu vous échapper. Le spécialiste du « sandwich calibré » peut se vanter, à l'heure où j'écris, de 34 307, peut-être 308, 309… restaurants dans le monde. Oui, appelons ça des restaurants, par convention et par paresse linguistique. Cela m'a donné envie de pousser la porte vert forêt d'un Subway, pour voir et goûter. J'ai embarqué mon fils de 10 ans dans l'aventure. Je n'irais pas jusqu'à dire que cet enfant est un testeur parfaitement objectif : ça fait dix printemps, dix étés, dix automnes, dix hivers que je lui lave le cerveau au jus de carotte bio. Bref, nous voilà face à un très gentil jeune homme, dans un Subway de l'est parisien, à choisir notre sandwich préparé sous nos yeux /i>, comme le clame la publicité de l'enseigne.
Maman, qu'est-ce que c'est ? Mon fils regarde, incrédule, des barrettes d'une pâte non identifiable, sorte de chaînon manquant entre une tablette de Toblerone sur le point de fondre et un tourteau de soja pour vache laitière. Je vous jure que je n'exagère pas, j'ai pris la photo, je peux vous la montrer. Maman, qu'est-ce que c'est ? – Euh, je sais pas Chéri, je sais pas, là comme ça, je dirais une vieille tablette de Toblerone, mais quelle idée de mettre du Toblerone dans des sandwichs… – Ah non madame, ce sont des côtelettes de porc.
Là, mon fils et moi nous repassons simultanément l'extrait de L'Aile ou la Cuisse , vous vous souvenez, le passage où la pâte à prout prend la forme d'un poulet dans l'usine Tricatel. Allez savoir pourquoi, hasard des circuits neuronaux, nous avons tous les deux eu cette image en tête. A côté de ces côtelettes de porc donc, du rosbif, si rosbif peut s'appliquer à un cylindre finement tranché, de couleur verdâtre pour être honnête, les contours étaient plutôt brun foncé.
Une bande de jeunes avec carnet de réductions Mon fils et moi sommes finalement assez petits joueurs. Nous prenons tous les deux un Sub 15 , ça veut dire la moitié d'un Sub 30 <», lui en version végétarienne dans du pain complet, moi en version « steak de soja coincé dans une baguette à l'origan. Le gentil jeune homme nous précise que le pain a été fait le matin. Par fait , il faut comprendre que le pâton industriel a été cuit le matin dans le point de vente, pas qu'un boulanger avait pétri de la farine, du levain, de l'eau et du sel, ce matin-là derrière le comptoir en inox. Vous voyez, il a dit, il est juste assez croustillant pour ne pas craquer, et bien moelleux à l'intérieur . Il accompagne la parole d'un geste, comme on presse une éponge Spontex. Derrière nous, une bande de jeunes venue avec un carnet de réduction, une pratique visiblement courante chez Subway. Notre serveur, voyant que mon fils et moi étions séduits, m'en propose d'ailleurs deux. Un des jeunes déclare alors : Moi je vais tékal, je vais finir à yep'. Avant de partir pendant que ses copains dégustent leur Sub 30. Alors, mon fils et moi, on tékal aussi et on repart à yep'.
Un prix écologique et social Devant le restaurant, des cagettes en plastique noir siglées C.A.S.I, la plus grande coopérative de tomates d'Europe. Vous savez, à Almeria, là où des travailleurs agricoles ramassent pour même pas le prix d'un kilo de tomates des globes rouges poussés hors sol. Je montre ça à mon enfant, et lui explique que son sandwich industriel à trois euros est fabriqué à ce prix écologique et social. Ça ne l'empêche pas une demi-heure après de me dire, un poil provocateur, qu'il en reprendrait bien un deuxième.
242 000 tonnes de steaks hachés
Filed under Fast-Food on 11/04/2012 by Author: Enfant-Durable.
C'est la consommation française...
242 000 tonnes de steaks hachés c'est ce qu'ingurgitent, chaque année, les Français et ce sans compter les versions surgelés.... L'an dernier, il s'en est même vendu 7 % de plus en surgelés. Voilà un marché qui pète le feu grâce à la crise... On sait que, ce qu'on nous hache menu, ce n'est pas du charolais mais de la vache de réforme, une laitière épuisée par six années de traite intensive. Mais, en plus, il y a tricherie sur la marchandise, comme on l'a vu récemment avec l'enquête de la Répression des fraudes sur les steaks servis dans les cantines. La DGCCRF en a prélevé dans 33 réfectoires d'hôpitaux, cantines scolaires et restaus U. Sur les 35 échantillons analysés, 12 affichaient trop de graisse (la limite fixée par l'Europe est de 20 % au maximum) 23 trop de collagène. En fait, les fabricants de steaks hachés travaillent avec du minerai. Quèsaco ? La carcasse de vache est divisée en trois lots : les protéines, c'est-à-dire le muscle, la graisse et le collagène tendons et ligaments, qui servent ensuite à reconstituer le steak haché, avec le moins de viande rouge possible. Si l'on reprend les trouvailles des Fraudes, le steak de cantine à 20 % de matières grasses et, sur les 80 % restants, à 15 % de collagène, ça vous fait seulement 68 % de vraie viande.
En fin de compte, quatre fabricants de viande hachée qui fournissent les cantines contrôlées se sont retrouvés épingles par la DGCCRF pour non-respect de la composition du produit . On se dit : ouf ! il n'y a pas tant de tricheurs que ça. Sauf qu'en France on ne compte que dix gros faiseurs de steaks hachés, comme on les appelle. C'est donc 40 % des industriels du secteur qui se retrouvent pris la main dans le sac. Bizarrement, les prélèvements n'ont concerné que les cantines gérées en direct par les collectivités. Exit donc les Sodexo et autres géants de la restauration collective. Mais qu'on se rassure, l'amende ne dépasse pas 450 euros par steak non conforme repéré. Soit, pour le plus gros contrevenant, 45 000 euros. Et aucun risque que son nom soit rendu public, puisque la plupart du temps, pour ce genre d'infraction, la DGlCRF propose des transactions pénales : on se met d'accord sur le montant de l'amende et on efface les poursuites. Transaction pénale qui garantit l'anonymat au margoulin... Elle est pas belle, la vie ?
Fournisseurs de steaks hachés sur le grill Les services de la répression des fraudes (DGCCRF) ont engagé des poursuites à l'encontre de quatre fournisseurs, sur la trentaine, français et étrangers, qui approvisionnent en steaks hachés des cantines scolaires, restaurants scolaires et hôpitaux. Des contraventions ont également été adressées à six autres fournisseurs pour des «anomalies mineures». Il ne s'agit pas de problème sanitaire, mais de tromperie de l'acheteur sur la qualité nutritionnelle notamment, précise d'emblée la DGCCRF, qui est un service du ministère de l'Économie. Notre objectif est d'aider les restaurants collectifs à recevoir de la viande répondant à leur cahier des charges, les opérateurs qui trichent seront sanctionnés. Une rencontre est prévue avec les professionnels du secteur pour débattre du sujet. En savoir plus Ici